Histoire de la Franc-Maçonnerie

Les origines

L’histoire de la Franc‑Maçonnerie plonge ses racines dans de multiples sources :

ª les corporations de bâtisseurs, présentes dans toute l’Europe au moyen-âge ; leurs membres participèrent à l’édification de bâtiments religieux encore admirés de nos jours.

 ª les ordres de chevalerie datant de l’époque des croisades qui se transformèrent en ordres religieux.

 ª les innombrables sociétés savantes apparues en Europe à partir de la Renaissance, dont une des plus connues fut la Royal Society créée à Londres en 1660.

On s’accorde sur la date de naissance de la Franc-Maçonnerie moderne, dite Maçonnerie spéculative : le 24 juin 1717. Ce jour-là, quatre loges londoniennes se réunirent et décidèrent de fonder une Grande Loge. Cette nouvelle organisation avait pour but d’unir et d’harmoniser les pratiques des loges existantes. Deux membres érudits (le pasteur presbytérien James Anderson et le prêtre anglican d’origine française, Jean‑Théophile Désaguliers) furent chargés de rédiger un texte fondateur pour la nouvelle organisation.

Ce furent les célèbres Constitutions d’Anderson, publiées en 1723, mêlant principes, règlements et racines historiques fort imagées !

Ce document, véritable référence encore aujourd’hui, prône la tolérance, la liberté de conscience et l’union entre des hommes d’horizons très différents. On y lit notamment : « Ainsi, la Maçonnerie devient le Centre d’Union et le moyen de concilier une véritable amitié parmi des personnes qui auraient dû rester éloignées. »

Si la Franc‑Maçonnerie moderne s’inspire des anciennes corporations de bâtisseurs — les « maçons opératifs » —, elle s’en distingue en ouvrant la voie à une réflexion plus philosophique et symbolique. Les outils du maçon deviennent alors des symboles de perfectionnement personnel. Les loges ne bâtissent plus des cathédrales de pierre, mais des temples intérieurs, faits de connaissance, de justice et de fraternité.

Un mouvement ancré dans la liberté de pensée

Au XVIIIᵉ siècle, la Franc‑Maçonnerie se développe dans un contexte marqué par les guerres de religion mais aussi par la montée des idées des Lumières. C’est ainsi que la Franc-Maçonnerie devint un espace de liberté intellectuelle, un lieu où l’on peut débattre, réfléchir et rêver d’un monde plus tolérant. Plusieurs scientifiques, membres de la Royal Society, comme John Locke ou Isaac Newton rejoignirent les loges maçonniques.

Au fil du temps, la Franc‑Maçonnerie s’est souvent placée aux côtés des mouvements d’émancipation et de défense des libertés. Des figures majeures comme Georges Washington ou Simón Bolívar, furent francs‑maçons et ont incarné cet idéal d’indépendance et de fraternité universelle. Cette ouverture d’esprit, parfois mal comprise, explique aussi pourquoi la Franc‑Maçonnerie a été, et demeure encore parfois, critiquée ou persécutée par des pouvoirs absolus politiques ou religieux.

Une histoire vivante et en constante évolution

Depuis trois siècles, la Franc‑Maçonnerie n’a cessé d’évoluer, tout en restant fidèle à ses valeurs fondamentales : la recherche de la vérité, la liberté de conscience, la fraternité et la tolérance. Elle continue d’offrir à celles et ceux qui la rejoignent un cadre privilégié pour penser, échanger et grandir — au service du progrès de l’humanité.

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